UNION FRANCAISE POUR LA COHESION NATIONALE
UFCN
Mouvement citoyen - parution au Journal Officiel du 21/06/03
« œuvrer pour la cohésion nationale en défendant les principes républicains d’égalité devant la loi et dans l’accession aux emplois publics, le respect des croyances et en participant à la vie politique du pays, notamment par la présentation de candidats à tous les types d’élections. »
Mustapha LOUNES:
mustapha@lounes.org Tel:0666574640
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Mardi 14 décembre 2004
Le forum de \"La réussite des Français venus de loin\", organisé à l\'initiative du Haut Conseil à l’intégration, s’est déroulé 11 Décembre 2004 à l’Assemblée nationale.
Cette manifestation a eu pour objet de récompenser des personnes, de nationalité française issues de l\'immigration, s\'étant distinguées par un parcours professionnel, une initiative ou une oeuvre prometteuse.
Elle voulait aussi rendre hommage aux succès, « incontestables mais trop souvent déniés ou passés sous silence, des Français venus de loin ».
Neuf domaines ont été choisis pour illustrer ces réussites : civisme, entreprises, action sociale, recherche, littérature et sciences humaines, médias, mode et design, créations artistiques et sport.
Parmi les distingués dans ce palmarès, l’actrice Isabelle Adjani, le chercheur en mathématiques au CNRS Hatem Zaag, le danseur étoile Kader Belarbi et du judoka Larbi Benboudaoud, mais aussi un jeune président d’association d’insertion skieur de haut niveau, un commissaire de police... Au total, 38 Français « issus de l’immigration » ont été récompensés.
Comment peut-on être « d’origine étrangère » lorsqu’on est né français de parents nés français, comme ces personnalités précédemment citées ?
En revanche, j’aurais bien voulu voir, parmi les récompensés, Manuel Valls, député de l’Essonne, Raymond Forni, ancien président de l’assemblée nationale, qui eux, ont été naturalisés français à leurs 18 ans !
Pourquoi n’avoir pas invité Nicolas Sarkozy, d’origine Hongroise, Devedjian, etc… ?
Par cet évènement, on conditionne aussi les gens à penser que « l’intégration » dépend uniquement de l’investissement de la personne concernée comme si ceux qui dirigent les institutions étaient sans reproches : à « celui qui veut s’intégrer » de travailler, de faire des efforts, même si c’est plus que son voisin, parce qu’il n’y a pas de discrimination, pas de rejet, que tout le monde, en fait, est logé à la même enseigne. Que réellement, la distinction ne se fait qu’en vertu du mérite et du talent…
L’UFCN, inlassablement, dénonce l’organisation, l’orchestration et la pratique d’une discrimination entre les français de référence européenne et les français de référence non européenne, notamment ceux de référence afro maghrébine.
Ces derniers sont l’objet d’une mise à l’écart sociale, politique, administrative, culturelle et économique.
Des volontés malveillantes voudraient que la population ne les considèrent pas comme des citoyens à part entière : un statut « d’invité » est en train de leur être imposé…
De là, ces appellations abusives qu’on leur colle continuellement à la peau : « d’origine immigrée », « maghrébins », « d’origine étrangère », « beurs », quand ce n’est pas leur appartenance religieuse, réelle ou supposée, que est constamment mis en avant : « musulmans ».
L’orsque certains parmi eux veulent entreprendre d’une manière indépendante, dans l’action associative ou politique, ils sont taxés de « communautaristes » parce qu’il est impensable qu’ils soient en position de leader !! Leur place est derrière, ou mieux, cachée.
Le mot « communautariste » n’est jamais utilisé contre les organisations politiques traditionnelles dont les états major, les élus (mis à part quelques cas folkloriques sur scrutin à listes), sont uniquement de référence européenne.
Il n’est pas non plus employé pour des partis (que je n’ose plus qualifier « d’extrémistes » depuis que l’UMP, le PS et l’UDF ont voté la loi d’exclusion du 15 mars 2004), tels que le FN ou le MNR qui prônent carrément la préférence ethnique.
Il n’est pas utilisé non plus pour les mouvements « autonomistes » corses qui, eux, rejettent toutes les catégories de français en exaltant « la corsitude ».
Non, le « communautariste », c’est l’indigène d’un ailleurs qu’on veut lui imposer.
Une autre __expression est en train d’émerger : « le commerce ethnique ».
Quand des personnes de référence afro maghrébine se lancent dans la création d’entreprise (le plus souvent parce qu’ils ne peuvent pas être salariés en raison de la discrimination à l’embauche), on parle alors de « commerces ethnique ». Un « taxi phone » proposant des bas tarifs pour des communications téléphoniques à l’étranger (même pour l’Angleterre, les Etats-Unis, la Pologne…), un « Donner Kebab » qui propose de la viande rôtie à la broche, un vendeur de tissus au marché ou même de fruits et légumes : ce sont des « commerces ethniques ».
Attention, rien à voir avec le restaurant de spécialités alsaciennes ou auvergnates !!
En fait, la qualification de « communautariste » et de « commerce ethnique » est fonction du profil du dirigeant.
Le message de l’UFCN est simple et clair :
« Agissons pour la restauration de la cohésion nationale où toutes les catégories de la population, enfin traitées avec égalité, auront le sentiment d’appartenir à une même communauté de destin. »
Comme la discrimination est d’origine politique, il faut la combattre politiquement en constituant une force électorale indépendante des partis politiques traditionnels.
Il ne faut attendre aucune compassion des penseurs et acteurs de la discrimination.
Mustapha LOUNES
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L’UFCN est un mouvement politique, social et populaire, qui oeuvre pour une vraie égalité entre toutes les composantes de la société française dans l’accès aux droits (travail, charges électives, logement, loisirs…), qui milite pour une réelle mixité sociale, politique, administrative et économique, qui agit pour établir le vivre ensemble dans le respect des croyances, dans leur ___expression et leur représentation et qui lutte contre toutes les formes de discrimination.
L’UFCN est née pour défendre les valeurs républicaines, symbolisées par la devise « Liberté- Egalité- Fraternité », valeurs remises en cause par une alliance « socialo- conservateurs » qui veut ethniciser la notion d’appartenance à la Nation.
Les chantres de cet accord tacite ont fait le choix idéologique d’ancrer notre pays dans un passé et une histoire strictement chrétienne pour certains et judéo-chrétienne pour la plupart des autres.
S’ils refusent l’entrée de la Turquie dans la Communauté Européenne uniquement parce que sa population est majoritairement de confession musulmane, croyez-vous qu’ils acceptent ou supportent leurs concitoyens de référence musulmane ?
Et nous assistons à un phénomène de dénigrement généralisé, voire de criminalisation des français de référence Afro- Maghrébine en général et de confession musulmane en particulier.
Les conséquences désastreuses d’une telle idéologie sont déjà visibles à travers la mise à l’écart sociale, politique, administrative et économique de centaines de milliers d’hommes et de femmes pour le seul motif de leur référence non européenne ou de leur choix religieux.
Pour des millions de français, la situation reste inchangée depuis trop d’années.
L’échec des politiques de gauche comme de droite est cinglante : A une politique constructive, ces deux courants politiques ont substitué des lois d’exception, d’exclusion et de répression.
L’UFCN dit non à la discrimination, la ghettoïsation, la paupérisation et la déscolarisation abusive!
Nous avons besoin d’un projet de société viable plutôt que de programmes de circonstance.
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« Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m’aimer,
mais il est important qu’elle lui interdise de me lyncher. »
MLK