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| | |-+  Le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration
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Auteur Sujet: Le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration  (Lu 359 fois)
imane
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Messages: 30


Le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration
« le: 03/05/2006 à 10:04:36 »

par Hervé Le Bras, démographe, directeur de recherche à l’Institut national d'Etudes démographiques (INED) et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), coauteur de "Immigration positive" (Ed. Odile Jacob, 2006)


Le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration répond-il à une nécessité ?

- Oui et non. Cette loi part d’une bonne idée.
Pour la première fois, on sort du mythe institué, en 1974, de l’immigration zéro, en reconnaissant que l’immigration peut être une bonne chose.
Cette loi a été faite en particulier dans l’idée d’attirer des migrants hautement qualifiés, ce qui correspond à une nécessité de l’économie française.
Quand on regarde les statistiques de l’OCDE, on s’aperçoit en effet que la France est le pays où le niveau de formation des immigrés est le plus faible.
Plus généralement, l’immigration purement économique reste trop faible dans notre pays: environ 8.
000 personnes par an, des médecins urgentistes, des profs de math, des infirmières….
Mais pour les faire venir, on n’a pas besoin d’une loi. Il est tout à fait possible d’obtenir des dérogations au cas par cas. Tout l’arsenal réglementaire existe déjà.

L’idée même d’une "immigration choisie" est-elle, selon vous, une bonne idée ?

- Le terme "choisie" m’apparaît particulièrement malheureux. Il a été utilisé pour flatter l’opinion. Comme si la France pouvait faire ce qu’elle voulait!
En réalité, le problème, ce n’est pas qu’on choisisse ses immigrés, mais qu’on soit attractif. Ce n’est pas parce qu’on décide de faire venir telle ou telle catégorie de migrants que ceux-ci vont forcément répondre à l’appel.
Il y a environ cinq ans, l’Allemagne a ouvert 24.000 postes d’informaticiens, en visant en particulier les Indiens. Pratiquement aucun d’entre eux n’est venu. Lorsqu’on les a interrogés sur leurs réticences, les Indiens ont invoqué, entre autres, deux raisons. D’abord, ils ne voyaient en Allemagne aucune perspective de naturalisation. Ensuite, ils voyaient aux informations les nombreuses agressions qui avaient lieu contre les immigrés, les Turcs notamment. Ils se sont donc abstenus de venir.
D’une manière plus générale, ce qui rend un pays attirant, ce sont les qualités de son système éducatif ou de son marché de l’emploi. Les Etats-Unis attirent plus de migrants parce que leur système universitaire est plus efficace. Or, en France, la mutation vers le modèle "LMD" (licence, mastère, doctorat) n’est pas achevée: les diplômes français ne sont pas encore internationalement reconnus. D’autre part, nous l’avons vu avec la crise du CPE, les difficultés rencontrées par les jeunes sur le marché de l’emploi en France ne sont pas faites pour attirer massivement les candidats à l’immigration.

La loi ne va-t-elle pas contribuer à rendre la France plus attractive ?

- Eh bien, justement non. C’est le paradoxe de la loi Sarkozy.
Le texte est écartelé entre une inspiration libérale et une inspiration populiste.
En même temps qu’elle vise à développer l’immigration économique, la loi va rendre le séjour des étrangers en France plus difficile, en durcissant notamment les conditions de regroupement familial.
Je note, entre parenthèses, que ce durcissement concernera surtout les Français eux-mêmes qui se marient avec des étrangers. Il sera plus difficile pour leur conjoint d’obtenir un titre de séjour. Et, comme il est probable que les personnes feront de toute façon venir leur conjoint avec un visa de touriste ou autre, il est aussi probable que ce durcissement fasse augmenter le nombre des clandestins. On va se retrouver avec un nombre croissant de personnes qui ne pourront être ni régularisées ni expulsées.

Propos recueillis par Bertrand Fraysse, chef de la rubrique Services de Challenges, mardi 2 mai.
Journalisée
visiteur
Invité


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Premier acte de l'immigration choisie
« Répondre #1 le: 03/05/2006 à 14:57:41 »

La France va recruter à l'Est les travailleurs qui lui manquent
Marie-Laetitia Bonavita
28 avril 2006, (Rubrique L'actualité économique)


Sept secteurs économiques souffrant de pénurie de main-d'oeuvre vont s'ouvrir à partir du 1er mai.



LA FRANCE a donc décidé d'ouvrir son marché du travail aux salariés des pays de l'Est. En tout cas partiellement. C'est ce qu'elle va confirmer aujourd'hui en adressant à Bruxelles une liste précise de soixante et un métiers dorénavant en «accès libre». Il s'agit de charpentiers, d'employés «polyvalents» de la restauration, de dessinateurs dans la mécanique, de cuisiniers... Au total, sept secteurs économiques sont concernés. Tous ces employés de l'Est devront évidemment travailler sous les conditions statutaires et de rémunérations des salariés français.

Depuis l'entrée des pays de l'Est dans l'Union, il y a deux ans, la France maintenait fermé son marché du travail à leurs ressortissants. Comme ses voisins, Paris se devait de spécifier avant le 1er mai ses intentions pour les trois années à venir. En limitant l'ouverture de son marché à une liste très précise, Paris joue la carte de la prudence. Lorsque, le 13 mars dernier, Dominique de Villepin a annoncé cette levée de restriction, il s'était empressé d'y accoler les qualificatifs de «progressive» et «maîtrisée». Et de préciser que l'ouverture concernerait en priorité des secteurs «sous tension». En clair, où sévissent des pénuries de main-d'oeuvre.

Un pied d'égalité

«Les soixante et un métiers ont représenté près de 700 000 offres d'emploi en 2005 dont un tiers en moyenne n'ont pas pu être pourvues faute de demande», a précisé hier le ministère de l'Emploi. «Nous veillerons à élaborer parallèlement à cette ouverture aux pays de l'Est une politique de l'emploi pour former des jeunes à ces filières sous tension», insistait récemment le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher. Le non au référendum sur le projet constitutionnel européen, le spectre du plombier polonais, un taux de chômage toujours élevé (plus de 9%) expliquent cette prudence. Pas question de malmener une opinion publique déstabilisée par les effets de la mondialisation.

Les partenaires sociaux ont, comme le souligne avec insistance le ministère de l'Emploi, été largement associés à l'élaboration de la liste. Ils se sont toujours montrés favorables à l'ouverture totale du marché du travail. Que ce soit, bien évidemment, le Medef, mais également la CFDT, la CGT ou FO. Une façon de mettre sur un pied d'égalité les travailleurs de tous pays et de refuser un possible «travailleur de seconde zone».

«La France ne peut à la fois bénéficier des échanges commerciaux de l'Union et repousser l'arrivée de nouveaux salariés», regrette Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. Il s'interroge, par ailleurs, sur la contribution de cette «ouverture maîtrisée» à la réduction du travail clandestin, comme l'avance le gouvernement. «La distinction entre ceux qui auront le droit d'exercer et ceux qui ne le pourront pas va compliquer la tâche des inspecteurs du travail», dit-il. Une critique qu'on admet volontiers au ministère du Travail : «Nous jouons le pragmatisme. Rien n'interdit d'ouvrir davantage notre marché dans les trois ans à venir.»

Se retouner vers l'Est pour répondre soi-disant aux nouveaux besoins du marché du travail est un faux argument : je parie sur de nouveaux besoins de peuplement afin de contrecarrer le metissage en cours.
Les plans de rénovation urbaine sont une carte de plus dans ce jeu de sélection : casser les quartiers colorés, disperser leurs habitants et y intégrer de nouvelles couches de population est-européenne.

Journalisée
cat
Invité


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Re : Le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration
« Répondre #2 le: 04/05/2006 à 11:08:36 »

salam
moi ce que j'ai pas aime , c'est que l'on impose un ultimatum :
soit une immigration subie , soit une immigration choisie Angry
Journalisée
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