Forums PSM-enligne
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
08/01/2009 à 18:09:22

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Chercher:     avancée
Qualité de membre
La qualité de membre vous permet une consultation optimale et rapide du Forum.
*     Consulter d’un seul click tous les messages postés depuis votre dernière visite.
*    Distinguer à première vue les discussions qui ont reçu de nouveaux messages.
*     Poster de nouveaux sujets de discussion, proposer des sondages, …
Ainsi que d’autres avantages à découvrir.
2831 Messages dans 748 Sujets par 552 Membres
Dernier membre: issa
* Accueil du forum Retour à psm-enligne.org Aide Chercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
+  Cercle de la Société
|-+  Discriminations
| |-+  Forums PSM-enligne
| | |-+  « Monsieur, vous savez que les pieds sur le siège, c’est 45¤ d’amende ? »
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: [1] Bas de page Imprimer
Auteur Sujet: « Monsieur, vous savez que les pieds sur le siège, c’est 45¤ d’amende ? »  (Lu 309 fois)
muslima
Newbie
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 28


« Monsieur, vous savez que les pieds sur le siège, c’est 45¤ d’amende ? »
« le: 09/06/2006 à 11:49:11 »

Nous publions ci-dessous un témoignage qui nous a été envoyé. Il parle de la police au quotidien....

Nous étions, mon amoureuse et moi, dans le RER qui nous ramenait d’Euro Disney, où nous avions passé la journée. Pris de fatigue, nous étions avachis l’un sur l’autre ; j’avais posé les pieds sur le siège d’en face. Soudain, d’un ton ferme et sec : « Contrôle des titres de transport ! ». Et cette remarque d’un contrôleur, qui m’alpague avec l’assurance d’un petit pantin zélé de la loi : « Monsieur, vous savez que les pieds sur le siège, c’est 45¤ d’amende ? ». Semi-léthargique car vaguement assoupi quelques secondes plus tôt, je réponds un timide « Désolé » et présente mon ticket avec empressement... Son ton de Père Fouettard me faisait craindre le procès-verbal ; il faut croire que la vague excuse l’avait renforcé dans son sentiment de supériorité-de-qui-fait-appliquer-la-loi, et qu’il avait fait preuve de mansuétude. Une passagère, un peu plus loin, n’aura pas ma chance...

Voici que ce brave type arrive à son niveau, lui demande son titre de transport. Elle commence à chercher dans son sac ; le type la presse ; sans doute un peu intimidée, elle a des gestes gourds. Ce qui a l’heur de gonfler notre homme d’assurance. (Gardons à l’esprit que, comme des boutons d’acné, les contrôleurs sont plus souvent accompagnés qu’isolés : l’homme était entouré d’une collègue, puis d’un second contrôleur et d’un, puis deux policiers alors qu’avançaient les événements. Cela ne pouvait manquer d’impressionner et d’intimider la demoiselle.) Elle, tout en gestes confus et empressés, continue de fouiller son sac. Comme elle ne trouve pas son titre de transport, l’homme lui demande un papier d’identité ; elle lui répond que cela ne sert à rien, qu’elle a composté sa carte Imagine-R, qu’elle va la retrouver. Le type la presse davantage encore, sortant son carnet, annonçant : « Je vais devoir verbaliser. » Elle d’insister, retournant son sac : « Je vais retrouver ma carte, ça sert à rien que je vous donne mes papiers d’identité ». Il tente de la rassurer d’un ton faussement conciliant, tout en maintenant la pression : « Donnez-moi votre papier d’identité. Si vous retrouvez votre carte, je déchire le PV. » (RIRES EN BOITE, car on voit mal comment il pourrait invalider le talon en papier graphite dudit carnet...) Ce petit cirque dure encore quelques secondes. Le policier, qui venait de rejoindre le contrôleur quelques instants plus tôt insiste pour obtenir les papiers d’identité. Et là, si ça ne rigolait déjà pas, ça ne rigole plus du tout. (A aucun moment ils n’ont semblé disposés à attendre, paraissant d’ailleurs assez empressés à rejoindre le prochain wagon en quête de contrevenants.) Concrétisant en actes une certaine forme de pression psychologique, le flic se saisit du sac et commence à farfouiller dedans, blessant l’intimité de la demoiselle, qui repousse logiquement sa main et y met les mots - sans déraper dans l’insulte ou la grossièreté, mais manifestement un peu choquée et intimidée. Le flicaillon n’apprécie pas cette opposition et hausse le ton, menaçant la demoiselle. Elle finit par retrouver et montrer sa carte de transports (valide). Toute la flicaille (2 policiers et 2 ou 3 contrôleurs) redescend les marches, en possession de la carte d’identité que l’un d’eux avait fini par arracher à la fille.

Certainement déçus de n’avoir pas pu verbaliser à raison et agacés d’avoir senti l’opposition - pourtant justifiée - à leur autorité et à leur arrogance agressive, les protagonistes semblent s’entendre sur une « sanction ». Le contrôleur commence à rédiger un procès-verbal, ce que remarque la demoiselle, qui descend et demande le motif. Avec la morgue d’un chef d’atelier d’usine vil et zélé, le contrôleur lui lance comme une claque : « Le motif est : refus d’obtempérer aux ordres d’un agent assermenté par l’Etat ». La fille s’exclame et se révolte et ressort avec toute la petite troupe flicarde sur le quai, attendant la restitution de sa carte, des explications. Le train est ensuite reparti.

L’arrogance dont faisaient preuve la petite équipe, jointe aux menaces (le flic avec un regard menaçant lui avait recommandé de la mettre en sourdine « sinon, je vous fais sortir » - propos inexacts mais proches) et la résistance interrogative et outrée de la demoiselle laissaient deviner deux alternatives : le règlement d’une amende scandaleuse ou le transport vers le poste de police pour outrage à agent (ou un autre motif)...

« Culture du résultat » expliquant un zèle abusif ? Bêtise des petites marionnettes de la loi et de la politique sécuritaire, gonflées d’outrecuidance ? Un épisode consternant, en tout cas.

Domenico Joze
http://www.indigenes-republique.org/article.php3?id_article=254
Journalisée
Pages: [1] Haut de page Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  

Forums PSM-enligne | Propulsé par SMF 1.0.7.
© 2001-2005, Lewis Media. Tous droits réservés.