Salam, voici quelques liens intéressants qui pourraient vous aider à répondre à cette question :
http://www.maison-islam.com/index.php?option=com_content&task=view&id=134&Itemid=2Sur ce site on y trouve des éléments intéressants tels que :
"La question générale qui se pose ici par rapport aux deux questions posées est : Que peut-on apporter comme modifications dans ce corps, par rapport à son apparence et à son être tels qu'ils sont de façon naturelle (qu'il s'agisse de modifications temporaires, durables ou irréversibles) ?"
A) Pour ce qui constitue réellement une anomalie ("'ayb shâddh") et cause réellement du tort à son porteur, on peut avoir recours à la chirurgie (dans le cadre de l'utilisation de ce qui est déjà, en soi, permis) pour le faire disparaître. Des juristes des siècles précédents citaient ainsi le cas d'une dent anormalement grande apparue chez quelqu'un et qui le gêne réellement. Ils citaient encore le cas d'un sixième doigt qui gêne celui qui le possède.
B) De même, en cas d'accident, on peut avoir recours à la chirurgie pour réparer les dommages apparus à cause de l'accident. Le Prophète avait autorisé 'Arfaja, dont le nez avait été sectionné lors d'une bataille d'avant l'islam, à porter une sorte de prothèse en argent ; celle-ci s'étant révélée nocive, il l'autorisa à porter une prothèse en or (rapporté par at-Tirmidhî, n° 1770, Abû Dâoûd, an-Nassaï).
Un autre lien intéressant :
http://www.musulmane.com/modules.php?name=News&file=print&sid=4On y trouve :
"Le recours à la chirurgie esthétique pour remodeler ou embellir l'aspect de certaines parties du corps malformées ou endommagées est relativement courant dans nos sociétés. La question qui se pose naturellement pour nous, musulmans et musulmanes, consiste à savoir dans quelle mesure cette pratique est-elle en conformité avec les principes énoncées dans nos références religieuses…"
En ce qui concerne la chirurgie esthétique…
Le recours à la chirurgie esthétique est permis pour un homme ou une femme lorsqu'il s'agit de supprimer des anomalies physiques, de restaurer des fonctions perdues de certaines parties du corps qui ont été endommagées, et, dans une mesure générale, de remédier à un défaut préjudiciable qui occasionne une souffrance physique ou une détresse morale réelle et importante, et ce, qu'il s'agisse d'une malformation d'origine congénitale ou résultant d'un accident ou d'une maladie - ce type de chirurgie est souvent qualifié de "chirurgie réparatrice". C'est le cas par exemple des opérations entreprises pour corriger la malformation dont est victime l'enfant qui naît avec un bec-de-lièvre, ou des doigts collés entre eux. C'est aussi ce qui envisagé pour venir en aide aux personnes qui ont été victimes d'accidents ayant provoqué des lésions et des blessures importantes au niveau du visage ou ailleurs, mais encore à ceux qui ont été brûlés ou mutilés, etc…
Il est à noter que la permission d'agir afin de faire disparaître certains défauts physiques douloureux est rapportée d'un illustre savant Moudjtahid, en l'occurrence l'Imâm Ibn Djarîr At Tabari r.a. (Réf : Fath oul Bâriy" - Volume 11 / Page 375-376, selon les références données dans "Al Moufassal"). Dr Abdoul Karîm Zaydân, entre autres, est d'avis que cette permission devrait être étendue aux défauts occasionnant une souffrance morale également (Réf : "Al Moufassal fi ahkâmil mar'ah" - Volume 3 / Page 409).
Par contre, la chirurgie plastique qui est faite dans un but purement esthétique, afin d'embellir les formes de certains organes ou pour atténuer les signes du vieillissement, et qui ne repose donc sur aucune nécessité ou besoin (reconnus comme tels, à la lumière de nos références religieuses), n'est pas permise. Elle est considérée par les juristes musulmans comme relevant de l'altération à la création d'Allah, dont la gravité a été évoquée plus haut. Cet avis d'interdiction est notamment celui énoncé par Cheikh Al Qaradâwi (Réf : "Al Halâl wal Harâm" - Page 86), Dr Abdoul Karîm Zaydân ("Al Moufassal" - Volume 3 / Page 410), Cheikh Khâlid Sayfoullâh ("Halâl o harâm" - Page 215), Cheikh Outheïmin r.a. (Réf : "Fatâwa Islâmiya" - Volume 4 / Page 412), Cheikh Mouhammad Ibn Mouhammad Al Moukhtâr Ach Chanquitiy (Réf : "Ahkâm oul Djarâhatit Tibbiyah") et bien d'autres savants encore (Réf : "Bouhoûth li ba'dhin nawâzil al fiqhiyah al mouâsarah" - Pages 118).
Dans un forum j'ai trouvé ces propos de cheikh Ibn Baaz (que Dieu lui fasse miséricorde) :
Je me permets d'attirer votre attention sur le fait qu'à la question "est-il possible de se faire opérer pour réduire le volume de son nez qui suscite des railleries insupportables" l'éminent Cheikh Abdelaziz Ibn Baz a répondu.
"Je ne sais rien(qui aille dans le sens de l'interdiction).Si c'est possible,il n'y a aucun empêchement.Allah le sait mieux".
On remarque qu'il y a ici,comme je l'avais souligné dans mon précédent point de vue,une necessité.
A une autre question qui lui a été également posée et que je reproduis "Comment la religion juge-t-elle les opérations chirurgicales visant à corriger une malformation congénitale ou résultant d'un accident? c'est par exemple comme.
- L'enlèvement d'un doigt de trop et le traitement de son emplacement de sorte à lui donner une apparence normale.
- L'extraction d'une dent de trop et le redressement des autres dents de manière à ce que la bouche apparaisse naturelle.
- Le recollement d'une lèvre fendue à l'instar de celle du lapin pour qu'elle retrouve sa forme normale.
- Le traitement des sequelles des brûlures et des déformations qui en résultent.
-Le redressement d'un gros nez qui gêne la respiration.
- Le colmatage des oreilles lésées.
- Le redressement des paupières pendantes qui gênent la vision.
- La réduction d'une grande poitrine féminine qui constitue un danger pour la colonne vertébrale du fait d'un désequilibre du poids.
- Le resserrement de la peau tendue du ventre mou et des organes internes.
- La rectification du passage d'urine pour permettre à l'homme d'uriner sans se souiller.
- L'enlèvement des tâches déformantes du visage.
- L'enlèvement des graisses chez les personnes mal en point particulièrement exposées à des maladies comme le diabète,l'hypertention,le cholesterol.
L'on sait qu'une fois ces opérations bien menées,la déformation disparait à jamais avec la permission d'Allah Le Très Haut".
La réponse de l'éminent érudit Cheikh Ibn Baz a été "Louange à Allah.Il n'y a aucun mal à traiter les dites affections à l'aide de remèdes légaux et des médicaments licites.Ceux-ci doivent toutefois être utilisés par un médecin spécialiste qui soit presque sûr de la réussite de l'opération envisagée.Cet avis est fondé sur la partie générale des arguments religieux qui indiquent qu'il est permis de traiter les maladies et les affections à l'aide des remèdes légaux et des médicaments licites.
Quant aux médicaments prohibés,tels que le vin et d'autres(subtances similaires)il n'est pas permis de les utiliser dans les traitements(d'une maladie).
L'un des arguments religieux allant dans ce sens consiste dans la parole du prophète(sws) "Allah n'a pas fait descendre une maladie sans faire descendre un remède approprié".Il a également dit "Toute maladie a un remède,si on trouve le remède approprié la maladie sera guérie avec la permission d'Allah"."Quiconque d'entre vous est en mesure d'être utile à son frère,qu'il le fasse" "Serviteurs d'Allah,soignez-vous mais ne le faites pas à l'aide de ce qui est prohibé,certes Allah n'a pas placé votre guérison dans ce quIl vous a interdit".
Beaucoup de hadith abondent dans ce sens.
Nous demondons à Allah de vous rendre utile(aux autres) et de nous assister tous et d'assister tous les médecins musulmans à faire ce qui L'Agrée et profite à ses serviteurs.Il est certes Très Généreux.
Que la paix,la miséricorde et la bénédiction divines soient répandues sur vous".
Telle a été la réponse du cheikh Abdellah Ibn Baz.
Wallahou 'alim...