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Farid
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Ce jour-là, le chemin était long, Le souci avait marqué tous les fronts, Les points d'eau fuyaient tous nos pas, L'heure était au trépas.
Ce jour-là, j'ai revu toutes mes joies, Le visage traversé de tant d'émois, Le coeur était torturé de remords, Repensant à mes innombrables tords.
Pourtant, j'ai vécu si longtemps, Pas un jour sans que Son amour m'attende, Et ma vie, entre mes mains, périt, Comme le fruit mal défraîchi.
Aujourd'hui, je suis mort, A m'être fait trop de tords, Le temps m'a échappé, Plus vif que le serpent débusqué.
J'ai dit, sûrement DEMAIN je ferai, AUJOURD'HUI, c'est HIER le regretté, Tant de choses me semblaient si urgentes, Si seulement j'avais monté la pente.
Ce jour-là, le chemin était long, Le souci avait marqué tous les fronts. Les points d'eau avaient fui tous nos pas, L'heure était au trépas.
Tout à coup, devant, on s'agite, De l'eau, à boire, il nous invite, Les vêtements mouillés de ses larmes, Il nous sert, de ses mains, Kaouthar,
Certains sont chassés de l'endroit, Sur terre ils n'avaient pas de voie, J'attends mon tour avec effroi, De ma gorge ne sort plus aucune voix.
Je me souviens de cet homme saint, Rencontré alors que j'avais faim, Dans ses yeux, j'ai vu la vérité, Mais combien en ai-je profité...
Une ombre immense passe près de nous, L'humanité est sans dessus dessous, Voici le jour tant attendu, Vous étiez tous bien prévenus.
Mon serviteur qui a pêché, De Mon Amour s'est détourné, Alors que Mes bienfaits t'ont inondé, En réponse, une trahison effrontée.
La porte s'ouvre, une lumière blanche, Le regard inquiet elle se penche. Que signifie, ces pleurs, ces cris, Mon enfant, réveille-toi je t'en prie.
Quelle bonne nouvelle c'est le sursis ! De mon Seigneur je suis épris ! HIER est à nouveau AUJOURD'HUI, HIER est à nouveau AUJOURD'HUI.
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