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Sujet: PALESTINE...........LE SILENCE (Lu 2695 fois)
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karima67
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Al Aqsa: l'occupation assiège les fidèles,les affrontements s'étendent à Al Khalil 05/03/2010 La police d'occupation israélienne a de nouveau pris d'assaut, ce vendredi, l'esplanade des Mosquées à Al Quds occupée. Environ 30 Palestiniens ont été blessés, dont le mufti d'Al Quds, cheikh Tayssir Tamimi. Plusieurs enfants ont également été grièvement atteints. Les forces d'occupation ont tiré des balles en caoutchouc, et des gaz lacrymogènes contre les fidèles. Elles ont bouclé les portes menant à la Mosquée d'Al Aqsa, et assiégé les fidèles qui protestaient, à l'issue de la prière, contre toute profanation de ce lieu saint par les colons juifs. Les Affrontements se sont également étendus à d'autres quartiers de la ville d'Al Quds et aux alentours de la Mosquée d'Ibrahim à Al Khalil (Hebron). Coté des forces d'occupation, trois soldats israéliens ont été blessés dans ces affrontements, selon notre correspondant en territoire occupée. Rappelons que des affrontements s'étaient déjà produits sur l'esplanade dimanche après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut provoqué les musulmans en décidant d'ajouter deux lieux saints de Cisjordanie, la Mosquée d'Ibrahim à Al Khalil et celle de Bilal, à Bethléem, à la liste des sites historiques d'"Israël". www.almanar.com.lb http://www.youtube.com/watch?v=foSbqLi6U10
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Amir, dix ans, enlevé dans son lit par les soldats israéliens
jeudi 11 mars 2010 - 18h:56 Nora Barrows-Friedman The Electronic Intifada
Amir al-Mohtaseb a souri tendrement quand je lui ai demandé de me dire quelle était la couleur qu’il préférait. Assis dans le salon familial, cet après-midi de jeudi dernier, 5 mars, dans la vieille ville d’Hébron, le garçonnet de 10 ans, avec ses taches de rousseur et ses longs cils, m’a répondu, le « vert ». Puis, il a poursuivi en me racontant, en détail et péniblement, son arrestation et sa détention, et l’emprisonnement de son grand frère de 12 ans, Hasan, par les soldats de l’occupation israélienne, le dimanche 28 février.
Quelques heures après cet entretien, à 2 h du matin, les soldats israéliens ont fait irruption dans sa maison, ils ont arraché Amir de son lit, menacé ses parents de les tuer si jamais ils tentaient de le protéger, ils l’ont descendu au rez-de-chaussée, sous la cage d’escalier. Là, ils l’ont roué de coups si méchamment qu’il a fait une hémorragie, dans le ventre, et il fallut l’hospitaliser dans la nuit. En état de choc et en plein désarroi, Amir restera pendant un jour et demi sans pouvoir ouvrir la bouche ni s’exprimer.
Lors de notre entretien de cet après-midi qui précède cette violente agression, Amir m’a raconté que le dimanche 28, il jouait dans la rue, près de la mosquée Ibrahimi, tout en allant avec Hasan voir leur tante.
« Deux soldats nous ont arrêtés et menottés » dit Amir. « Ils nous ont conduits vers deux jeeps séparées. Ils m’ont emmené dans la colonie et m’ont mis dans un coin. J’avais toujours les menottes. Ils ont mis un chien à côté de moi. J’ai dit que je voulais rentrer à la maison. Ils ont répondu non, et ils m’ont dit que j’allais rester là toujours. Ils ont refusé que j’aille aux cabinets. Ils ne m’ont pas laissé appeler ma mère. Ils m’ont bandé les yeux et je suis resté comme ça jusqu’à ce que mon père puisse venir me chercher, tard le soir. »
La détention d’Amir, dans la colonie, a duré près de dix heures. « Je ne pensais qu’à une chose, c’était à quel point j’avais peur, surtout avec le chien tout près de moi. Je voulais m’enfuir et retourner chez moi », dit-il.
La mère d’Amir et d’Hasan, Mukarrem, m’a dit qu’Amir avait manifesté des signes de traumatisme, dès son retour à la maison. « Il essayait de blaguer, et de rire. Mais ce n’était pas un rire normal. Il était content et terrifié en même temps, ». « Il avait uriné sur lui à un moment pendant sa détention. Il était vraiment effrayé. »
Amir a confié que les nuits qui ont suivi sa première détention, il n’a pas pu dormir, malade d’inquiétude pour son frère en prison, et effrayé à l’idée que les soldats puissent revenir (ce qu’effectivement, ils ont fait). Actuellement, il y a environ 350 enfants qui croupissent dans les prisons et les camps de détention israéliens, subissant des interrogatoires, des tortures et des condamnations interminables, quelquefois sans inculpation. Leur nombre varie constamment, mais des milliers d’enfants palestiniens, entre 12 et 16 ans, sont passés par le système judiciaire militaire israélien au cours de la décennie passée, depuis le déclanchement de la deuxième Intifada palestinienne. Israël a fixé l’âge adulte pour ses propres citoyens à 18 ans, mais par ordre de l’armée, et en violation du droit international, il a décidé que pour les Palestiniens, ce serait 16 ans. De plus, des ordres militaires spéciaux d’Israël (n° 1644 et 132) permettent d’arrêter et de juger les enfants palestiniens - désignés sous le nom de « délinquants juvéniles » - dès l’âge de 12 ans. « De cette façon, ils ont une couverture "légale" pour agir comme ils le font, même si c’est contraire aux lois internationales, » dit Abel Jamal, chercheur à Défense de l’Enfance internationale - section Palestine, (DCI-PS), à son bureau d’Hébron. « Cependant, dans le cas d’Amir, ils ont même violé leurs propres lois en l’arrêtant et en le mettant en détention alors qu’il n’a que dix ans. Ces lois sont manifestement extensibles au bon vouloir d’Israël. Nous n’avons jamais vu qu’il y ait des poursuites pour de tels crimes ».
J’ai demandé au père d’Amir et d’Hasan, Fadel, de me dire comment on pouvait être parents, sous un tel siège permanent. « Ce n’est pas sans danger pour les enfants d’aller à l’extérieur, car nous sommes confrontés constamment aux agressions des colons et des soldats, » explique-t-il. « En soi, c’est inimaginable pour nous. Et maintenant, nous avons un fils qui est en prison et un autre qui est traumatisé... ils sont si jeunes. »
Le dimanche 7 mars, exactement une semaine après l’arrestation d’Hasan et la détention d’Amir, la famille et des journalistes de la presse locale, tôt dans la matinée, se sont rendus à la prison d’Ofer où Hasan est détenu depuis son arrestation du 28. Après un long cheminement, le juge militaire israélien a reconnu que le garçon était trop jeune pour rester en prison, Hasan a été relâché mais à la condition de revenir au tribunal, à une date ultérieure, pour finir la procédure judiciaire. Ce procès faisait suite à la première audience de mercredi dernier, à Ofer, où Maan News Agency rapporte que le juge a exigé que Fadel verse au tribunal 2 000 shekels (390 ¤) pour la caution d’Hasan. D’après Maan, Fadel a alors demandé, publiquement, au tribunal, « Quelle est la loi qui permet qu’un enfant soit jugé devant un tribunal et que l’on exige de son père de payer une amende ? Je ne paierai pas l’amende, et vous devez libérer mon enfant... c’est la loi de l’occupation d’Israël. »
Tenaillés par les situations de leurs fils, Mukarrem et Fadel disent qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour leur famille sous l’agression israélienne. « Que pouvons-nous faire ? » demande Fadel. « Nous verrouillons les portes. Nous verrouillons les fenêtres. Nous n’avons rien pour protéger notre famille et nos voisins contre les soldats et les colons. [color=Red]Si c’était un Palestinien qui enlevait, frappait et emprisonnait un enfant israélien, le monde entier se mettrait en rébellion contre cela. On le verrait partout dans les médias. Mais les Israéliens rentrent dans nos communautés, avec des jeeps, des chars d’assaut et des bulldozers, ils prennent nos enfants et les jettent en prison, et personne ne s’en soucie. »[/color] Jamal, de DCI-PS, redonne son opinion sur le droit international qui est fait pour protéger les enfants sous occupation militaire, et qui est ignoré par Israël depuis le début de l’occupation en 1967. « La plupart du temps, nous utilisons, autant que nous le pouvons, la loi, les Conventions de Genève, la Convention des Nations-Unies pour les droits de l’Enfance contre cette violence, » dit Jamal. « Toutes ces lois existent, mais Israël se sert de ses propres lois militaires comme excuses pour défier le droit international. Nous, Palestiniens, devons travailler ensemble à la création d’une solidarité contre cette brutalité. En oeuvrant ainsi, nous disons à la communauté internationale, voilà ce qui se passe avec les enfants palestiniens, ceci afin d’acquérir une large base de soutien contre cette situation. Nous croyons que la seule façon d’arrêter cela, c’est par le soutien de la communauté internationale. »
Amir commence doucement à parler, 36 heures après les coups des soldats israéliens. Selon Zahira Meshaal, travailleuse sociale à Bethléhem, spécialisée dans les effets du traumatisme chez l’enfant, « le mutisme électif » d’Amir, symptôme d’un choc psychologique extrême et provoqué par les coups et sa détention, est une réaction courante, mais le fait qu’il ait commencé à parler est un bon signe. « Il s’agit d’une réaction de peur à beaucoup de niveaux. La maison d’Amir et sa famille représentent sa seule source de sécurité, » dit Meshaal. « Tout cela lui a été enlevé quand les soldats ont envahi sa maison. Il est aisé de suivre son trauma immédiat, mais les conséquences à long terme seront sans aucun doute difficiles à traiter. Il aura besoin de beaucoup de soins psychologiques, en commençant maintenant. »
Meshaal commente la nature de cette agression dans le contexte de la situation telle qu’elle se développe dans Hébron. « Nous parlons d’un endroit qui se trouve en première ligne pour le traumatisme, » dit-elle. « C’est un mal permanent et qui empire pour la communauté tout entière. Les parents doivent être au centre de la sécurité pour leurs enfants, mais cela leur est ôté. Spécialement à Hébron, et les colons et les soldats israéliens le savent, ils se servent de cette tactique pour obliger les gens à partir d’ici. C’est une guerre psychologique. Il s’agit d’un acte délibéré pour effrayer les enfants et obliger les gens à partir ailleurs, où leurs enfants se sentiront plus en sécurité. » Au terme de notre entretien du jeudi 5 mars, Amir avait envoyé un message aux enfants d’Amérique. « Nous sommes des enfants, tout comme vous. Nous avons le droit de jouer, d’aller librement. Je veux dire au monde qu’il y a tant d’enfants dans les prisons israéliennes. Nous voulons juste la liberté de bouger, la liberté de jouer. »
Amir a dit qu’il sera cardiologue plus tard, quand il aura grandi. Sa mère et son père, eux, espèrent que le propre c½ur d’Amir - et le leur - guérira du trauma répétitif et cumulatif de la semaine dernière, aux mains d’une occupation israélienne interminable.
* Nora Barrows-Friedman est co-animatrice et principale productrice de Flashpoints, magasine quotidien d’investigations sur Radio Pacifique. Elle est aussi correspondante d’Inter Press Service. Elle écrit régulièrement depuis la Palestine où elle dirige aussi des ateliers de communication pour les jeunes du camp de réfugiés de Deishé, près de Betléhem, en Cisjordanie occupée.
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L’ouverture d’une synagogue au coeur de la mosquée AlAqsa 13/03/2010 www.almanar.com.lb Selon des sources palestiniennes, cité par le CPI, les autorités israéliennes d’occupation ont commencé à lancer des invitations officielles pour l’ouverture d’une synagogue au c½ur de la Mosquée Aqsa, prévue le 16 mars. Ces sources ont ajouté que l’occupation est en plein préparatif pour cette journée, ajoutant que selon la prophétie d’un rabbin juif du 18ème siècle, cette synagogue sera établie à la date mentionnée sur les ruines de la Mosquée Aqsa. « L’occupation planifie pour démolir la Mosquée, mais les conditions actuelles ne sont pas favorables pour le faire », ont noté les sources. Les sources ont précisé qu’il y a un accord entre le gouvernement et les partis en « Israël » pour l’ouverture de cette synagogue, ainsi qu’une coopération palestinienne de la part de l’autorité de Mahmoud Abbas pour faciliter la cérémonie d’ouverture et empêcher toute initiative islamique pour défendre la Mosquée. Afin d’éviter toute initiative de défense de la sainte Mosquée ce jour là, les autorités israéliennes ont prévu une série de mesures dont : elles empêchent tous les fidèles de moins de 50 ans d’entrer à la Mosquée et ont lancé une vaste campagne d’arrestations contre les jeunes palestiniens de la ville sainte.
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Communiqué du Hamas
Que ce mardi soit jour de mobilisation pour soutenir la ville d'Al-Quds et la mosquée d’Al-Aqsa ! [ 15/03/2010 - 21:52 ] Bureau d'informations du Hamas Le mouvement de la résistance islamique Hamas
L’occupation (israélienne) a déclaré l’inauguration de la synagogue d’Al-Kharab (la destruction), aujourd’hui, à côté des murs de la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Cette inauguration représente une préparation et un prologue pour poser la pierre de la fondation du prétendu troisième temple, demain mardi 16 mars. Cette déclaration est un vol du patrimoine islamique, une agression et un crime envers la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Nous, dans le mouvement du Hamas, nous insistons à dire que les allégations historiques sionistes voulant constituer une histoire hébraïque par des mythes créés de toute pièce par des rabbins sionistes ne sont que des paroles mensongères. Elles ont été mises en place dans l’objectif de voler les lieux saints islamiques, de changer les aspects de la ville d'Al-Quds pour la judaïser.
La construction de la synagogue Al-Kharab et les tentatives entamées pour bâtir le prétendu temple sur les ruines de la sainte mosquée d’Al-Aqsa ne passeront pas en paix. Le peuple palestinien et les peuples de la nation arabo-islamique feront barrage face à l’arrogance sioniste et les plans de judaïsation.
Nous, dans le mouvement du Hamas, face à ce nouveau crime, nous confirmons les points suivants :
Premièrement : Nous déclarons le 16 mars journée de colère et de mobilisation générale. Nous appelons notre peuple palestinien partout où il se trouve, notre peuple de la ville occupée d’Al-Quds, les peuples arabo-islamiques à réagir efficacement et sérieusement pour soutenir la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Deuxièmement : Nous appelons les gouvernements arabes et islamiques à assumer leur devoir de protection d’Al-Quds et de la mosquée d’Al-Aqsa. Nous appelons également l’Organisation de la Conférence Islamique et la Ligue Arabe à prendre l’initiative nécessaire pour faire face à l’occupation qui profite des négociations comme une couverture pour ses projets coloniaux et ceux destinés à la judaïsation. Nous appelons aussi à l’arrêt de la coordination sécuritaire avec l’ennemi et à l’arrêt de la poursuite menée contre les résistants qui ne font que défendre Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Troisièmement : Nous, dans le mouvement du Hamas, nous appelons Mahmoud Abbas et l’autorité de l’équipe d’Oslo à stopper la série de ces inutiles négociations, à rejoindre le rang palestinien pour faire face à l’occupation qui prend les négociations comme couverture pour ses projets coloniaux. Nous appelons à l’arrêt de la coordination sécuritaire avec l’ennemi et à l’arrêt de la poursuite et du jugement des résistants défendant la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Quatrièmement : Nous appelons encore une fois tous les pays et les organisations du monde à assumer leurs responsabilités et à arrêter les projets de l’occupation israélienne visant à démolir la sainte mosquée d’Al-Aqsa et à judaïser la ville d'Al-Quds. La continuation de cette politique ne fait que susciter de grandes vagues de colère, une colère de masse, partout.
C'est le djihad, jusqu’à la victoire ou au martyre
Le mouvement de la résistance islamique Hamas-Palestine Bureau d’informations Le 29 rabi’ al-awal 1431 Le 15 mars 2010
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L'occupation tue 8 Palestiniens et effectue 70 invasions durant un seul mois [ 04/04/2010 - 17:49 ] Gaza – CPI
L'occupation israélienne a accentué dernièrement sa campagne générale très agressive contre le peuple palestinien en ciblant ses gens, ses lieux saints et ses territoires occupés à travers du colonialisme plus étendu.
L'occupation tente par les moyens illégitimes de changer l'identité palestinienne nationale et islamique par la politique de la judaïsation continuelle et bien programmée. Le mouvement du Hamas a dit, dimanche 4/4, dans son rapport hebdomadaire que l'armée de l'occupation israélienne a tué, durant le mois dernier, 8 Palestiniens dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie.
Le rapport a montré que les forces occupantes ont arrêté 114 Palestiniens dans diverses régions de la Cisjordanie occupée malgré la coordination sécuritaire avec les milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
L'armée israélienne a effectué également plus de 70 invasions en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et ont blessé des dizaines de Palestiniens lors des marches de protestations contre les politiques agressives sionistes, alors que les raids aériens sionistes (qui ont ciblé des buts civils dans le secteur) ont fait plusieurs blessés.
Le mouvement a souligné dans son rapport la participation des milices de l'autorité de Ramallah, en Cisjordanie, dans la campagne sauvage sioniste contre les forces de la résistance, notamment du Hamas, où elles empêchent ses activités, ciblent ses cadres et ses partisans.
"Les milices d'Abbas ont enlevé durant le mois de mars dernier, plus de 208 de partisans du Hamas en Cisjordanie" a ajouté le rapport.
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www.urgence-gaza.net NON à une promenade Ben Gourion à ParisMadame, Monsieur, Le Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens tient à manifester son indignation devant la décision du Conseil de Paris d’attribuer à une promenade de la capitale le nom de David Ben Gourion, et de l’inaugurer le 15 avril en présence du chef de l’Etat d’Israël Shimon Peres. Si David Ben Gourion est le fondateur de l’Etat d’Israël, il est aussi l’homme qui a conçu et dirigé la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de cinq cents villages, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, et l’exécution de nombreux civils. Ces crimes, confirmés de façons très précises par les « nouveaux historiens » israéliens, ne sont à ce jour ni reconnus ni réparés par l’Etat d’Israël. La politique de répression accrue dans la dernière période, dans toute la Cisjordanie, comme à Bil’in et Na’ilin, la colonisation et l’annexion revendiquées de Jérusalem-Est, le siège de Gaza imposé depuis trois ans à un million et demi de civils, constituent un contexte qui rend insupportable l’honneur qui veut être fait à Shimon Peres, président d’Israël et devrait conduire le maire à annuler cette inauguration. Cette décision constitue une légitimation inacceptable de la politique d’Israël et est une véritable provocation. Elle ne sert en aucune façon la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. La Mairie de Paris devrait au contraire exercer des pressions sérieuses sur l’occupant afin de marquer sa désapprobation d’une telle politique et d’exiger qu’il respecte le droit international. Si, malgré tout, cette inauguration devait être maintenue, nous appelons les élus du Conseil de Paris à ne pas la cautionner par leur présence, et donc à ne pas y assister. Veuillez recevoir nos respectueuses salutations -------------------------------------------------------------------------------- UN RASSEMBLEMENT EST APPELE LUNDI 12/04/2010 à 18h30 devant l’HOTEL DE VILLE.-------------------------------------------------------------------------------- le collectif demande également à être reçu par le maire de Paris. - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Française (AJPF) - Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Collectif Faty Koumba - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, Strasbourg - Collectif des musulmans de France (CMF) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - La Courneuve-Palestine - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - les Verts - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation Femmes Egalité - Parti Communiste Français (PCF) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Union Juive Française Pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires
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Un ordre militaire israélien va permettre la déportation en masse des Palestiniens de Cisjordanie
dimanche 11 avril 2010 - 16h:24 Amira Hass - Haaretz
La police israélienne des frontières (connue pour sa particulière violence) s’attaque à un résident Palestinien d’HébronQuand la loi sera effective, des dizaines de milliers de Palestiniens seront traités comme des criminels passibles de peines sévères.
Si l’on en juge par l’action du Haut Commandement à la Sécurité au cours des dix dernières années, les premiers Palestiniens qui seront visés par les nouvelles règles sont ceux dont la carte d’identité porte une adresse dans la bande de Gaza - c’est à dire les gens qui sont née à Gaza et leurs enfants nés en Cisjordanie - ou ceux qui sont nés en Cisjordanie ou à l’étranger et qui pour différentes raisons ont perdu leur statut de résident. Seront visées aussi les conjoints (de Palestiniens) nés à l’étranger.
Jusqu’à maintenant les cours de justice israéliennes ont occasionnellement empêché l’expulsion des ces trois groupes de personnes de Cisjordanie. La nouvelle réglementation, cependant, les place sous la seule juridiction de l’armée israélienne.
La nouvelle réglementation stipule qu’une personne qui entre en Cisjordanie illégalement est un "agent infiltré" en plus d’une "personne qui ne détient pas de permis de séjour en règle". Cette réglementation reprend la définition du terme "agent infiltré" élaborée en 1969 et la pousse à l’extrême, puisque le terme s’appliquait initialement à ceux qui entraient illégallement en Israël, mais en provenance de pays alors classés comme ennemis : La Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie.
Les termes de cette loi sont à la fois généraux et ambigus, et permettent que le terme "agent infiltré" soit aussi appliqué aux Palestiniens résidents à Jérusalem, aus citoyens d’autres pays avec qui Israël a de bonnes relations (comme les USA) et à des citoyens israéliens qu’ils soient arabes ou juifs. Tout cela dépendra de l’appréciation du commandement de l’armée israélienne sur le terrain.
Les nouvelles règlent ont pour but de réprimer l’opposition en Cisjordanie.
Le Centre pour la Défense de l’individu "le Foyer", a été la première organisation des droits de l’homme a alerté l’opinion contre cette réglementation, signée il y a six mois par Gadi Shammi, à l’époque commandant en chef des forces de Judée et Samarie de l’armée israélienne.
Il y a deux semaines, La directrice de ce centre, Dalia Kerstein, a demandé à Avi Mizhahi, du Commandement Central [GOC], de repousser l’application de cette loi à cause de "son impact dramatique sur les droits humanitaires d’un nombre très important de personnes".
Selon les termes de la loi, "une personne est soupçonnée d’être un agent infiltré si elle se trouve dans un endroit donné sans document ou permis qui atteste qu’elle a le droit de s’y trouver sans avoir à justifier sa présence". Un tel document, dit la loi, doit être délivré par le commandant en chef des forces israéliennes de Judée et Samarie ou son représentant.
Il n’est cependant pas précisé si les permis en question sont ceux qui sont utilisés à ce jour ou s’il s’agit de nouveaux permis qui doivent être délivrés plus tard. Le texte ne précise pas non plus le statut des habitants de Cisjordanie qui ont une carte de résident et ignore carrément l’Autorité Palestinienne et les accords signés avec elle et avec OLP.
La loi stipule que si un commandant en chef découvre qu’un agent infiltré a récemment pénêtré dans un endroit donné, "il peut ordonner sa déportation dans les 72 heures après l’émission de l’ordre de déportation, à condition que la personnes soit déportée vers le pays ou la région dont elle vient".
La loi permet aussi de juger les personnes suspectées d’infiltration et de les condamner à des peines de prison pouvant aller jusqu’à sept ans. Les individus capables de prouver qu’ils sont entrés légalement en Cisjordanie mais qui n’ont pas les papiers nécessaires pour y rester, seront aussi jugés et condamnés à des peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans. (Selon la loi actuelle, les résidents illégaux sont punis d’un an de prison)
La nouvelle réglementation permet aussi au commandant de chef de l’armée israélienne du secteur, d’exiger que l’agent infiltré règle les frais de sa propre détention, garde et expulsion, dans la limite de 7500 Shekels.
Actuellement les Palestiniens ont besoin de permis spéciaux pour entrer dans les endroits proches du Mur de Sécurité même si leur maison s’y trouve, et en outre, les Palestiniens sont depuis longtemps interdits de séjour dans la Vallée du Jourdain sauf autorisation spéciale. Jusqu’en 2009, les Palestiniens de Jérusalem-Est devaient avoir un permis pour entrer dans la zone A, la zone sous contrôle de l’Autorité Palestinienne.
La crainte que les Palestiniens domiciliés à Gaza soient les premiers visés par cette loi repose sur les mesures qu’Israël a prises, ces dernières années, pour réduire leurs droits de vivre, travailler, étudier et même venir en visite en Cisjordanie. Ces mesures violent les accords d’Oslo.
Suite à un ordre du commandant en chef de Cisjordanie qui n’a pas de fondement légal, depuis 2007 les Palestiniens domiciliés à Gaza doivent demander un permis pour séjourner en Cisjordanie. Depuis 2000, ils y sont considérés comme des clandestins exactement comme s’ils venaient d’un pays étranger. Beaucoup d’entre eux ont été déportés à Gaza, y-compris ceux qui sont nés en Cisjordanie.
Les personnes qui vont souffrir le plus de ces nouvelles règles sont les Palestiniens qui sont venus s’installer en Cisjordanie au titre de la loi de réunification des familles, avant qu’Israël ne cesse de l’appliquer il y a plusieurs années.
En 2007, suite à l’insistance du Centre des Droits de l’Homme, le Foyer, et pour faire un geste envers Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne, des dizaines de milliers de personnes ont reçu des permis de séjour palestiniens. L’Autorité Palestinienne a distribué les cartes, mais Israël a gardé le contrôle exclusif du choix des récipiendaires. Et des milliers de Palestiniens, dont beaucoup ne sont citoyens d’aucun autre pays, sont toujours des "résidents "illégaux".
Cette nouvelle loi est le dernier pas du gouvernement israélien dans un processus visant à imposer aux Palestiniens le port d’un permis qui réduira la liberté de mouvement et de résidence que les cartes d’identité palestiniennes actuelles leur donnaient encore. La nouvelle réglementation est particulièrement dévastatrice car elle autorise des actes criminels et l’expulsion massive des Palestiniens de leur maisons.
Le porte-parole de l’armée israélienne a répondu par ce communiqué :"Les amendements à la réglementation pour empêcher l’infiltration, signés par le commandement central GOC, font partie d’une série de décisions, réglementations et nominations en Judée-Samarie, rédigées, selon la loi, en hébreu et arabique, et qui seront diffusées dans les bureaux de l’Administration Civile et ceux des avocats de la défense des cours de justice militaire de Judée et Samarie.
L’armée est prête à mettre en application cette loi qui n’est pas destinée au citoyens israéliens mais aux personnes résidant illégalement en Judée-Samarie.
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Torture : les Nations unies exigent d’accéder à la prison secrète d’Israël
jeudi 21 mai 2009 - 05h:18
Jonathan Cook
Hamoked : "Cette prison est une violation du droit international plus lourde encore que dans le cas de Guantanamo Bay, car elle n’a jamais été inspectée et nul ne sait ce qui s’y passe." Les observateurs des Nations unies sur la torture ont reproché à Israël son refus d’autoriser l’inspection d’une prison secrète surnommée par les critiques, le « Guantanamo Bay d’Israël », et ils exigent qu’Israël leur dise si d’autres camps clandestins de détention sont en activité.
Dans un rapport publié vendredi, le Comité contre la Torture demande qu’Israël révèle l’emplacement du camp, officiellement appelé « Camp 1391 », et en permette l’accès au Comité international de la Croix-Rouge.
Des conclusions d’organisations israéliennes des droits de l’homme indiquent que la prison a servi dans le passé à détenir des prisonniers arabes et musulmans, notamment des Palestiniens, et que la torture et la maltraitance physique y étaient régulièrement pratiquées par les interrogateurs.
Une commission de 10 experts indépendants du Comité des Nations unies a également jugé crédibles les rapports de groupes israéliens concluant que les détenus palestiniens étaient systématiquement torturés en dépit de la décision de 1999 de la Cour suprême israélienne interdisant de telles pratiques.
L’existence du Camp 1391 a été révélée en 2002, quand des Palestiniens y furent internés pour la première fois lorsque Israël a lancé une nouvelle invasion de la Cisjordanie. Dans des conclusions à l’attention du Comité des Nations unies, Israël a nié que des prisonniers étaient actuellement détenus sur ce site, tout en reconnaissant que plusieurs Libanais y avaient été détenus lors de l’attaque du Liban en 2006.
Le Comité a exprimé sa préoccupation au sujet d’une décision de la Cour suprême de 2005, qui estime « raisonnable » de la part de l’Etat de ne pas faire d’enquête sur les soupçons de pratique de la torture dans la prison. La commission d’experts s’estime préoccupée à bon droit du fait que sans inspection, la prison est peut être encore utilisée ou peut l’être à tout moment.
« Le tribunal israélien, note le Comité, devrait s’assurer que toutes les allégations de torture et de maltraitance sur les prisonniers au Camp 1391 soient soumises à enquête (et) et que les conclusions de celle-ci soient rendues publiques. »
C’est Hamoked, une organisation israélienne des droits humains, qui, la première, a identifié la prison après que deux Palestiniens cousins aient été enlevés à Naplouse en 2002, sans que leurs familles n’aient pu retrouver leurs traces. Les officiels israéliens ont finalement reconnu que les deux avaient été détenus dans un lieu secret.
Israël refuse toujours d’identifier le lieu exact de la prison, qui se trouve en Israël à environ 100 kilomètres au nord de Jérusalem. Quelques bâtiments en sont visibles, mais la plus grande partie de la prison a été bâtie sous terre.
« Nous n’avons pu être au courant au sujet de cette prison que grâce à une erreur de l’armée quand elle y a mis des Palestiniens parce qu’elle manquait de place dans les principales prisons d’Israël. » dit Dalia Kerstein, directrice d’Hamoked.
« Le véritable objectif du camp est d’y interroger les prisonniers du monde arabe et musulman qui se trouvent ainsi difficiles à retrouver, de sorte que leurs familles ne peuvent contacter les organisations israéliennes pour leur venir en aide. »
Pour Mme Kerstein, cette prison est une violation du droit international plus lourde encore que dans le cas de Guantanamo Bay, car elle n’a jamais été inspectée et nul ne sait ce qui s’y passe.
Selon les témoignages des cousins palestiniens, Mohammed et Bashar Jadallah, ils ont été détenus dans des cellules d’isolement de 2 mètres carré, avec des murs noirs, sans fenêtre et une ampoule allumée 24 heures sur 24. A de rares occasions, ils ont pu sortir, escortés, mais ils devaient porter des lunettes fumées.
Quand on a demandé à Bashar Jadallah, 50 ans, où il était, il a répondu qu’il était « sur la lune ».
Dans son témoignage, Mohammed Jadallah, 23 ans, affirme qu’il a été frappé à maintes reprises, ses chaînes resserrées, qu’il a été attaché dans des positions douloureuses sur une chaise, qu’il ne pouvait ni aller aux toilettes ni dormir, il était aspergé d’eau s’il s’endormait. Les interrogateurs lui auraient aussi montré des photos de membres de sa famille et l’auraient menacé de leur faire du mal.
Si les Palestiniens passant par cette prison étaient interrogés par la police secrète intérieure, le Shin Bet, les ressortissants étrangers à la prison tombaient sous la responsabilité d’une branche spéciale des renseignements militaires connue sous le nom d’Unité 504, dont les méthodes d’interrogatoires sont convaincues d’être bien plus serrées.
Peu après que la prison ne fût connue, un ancien détenu - Mustafa Dirani, dirigeant du groupe chiite libanais Amal - a engagé une action en justice en Israël affirmant qu’il avait été violé par un gardien.
Mr Dirani, enlevé au Liban en 1994, a été enfermé au Camp 1391 pendant huit ans avec un dirigeant du Hezbollah, Sheikh Abdel Karim Obeid. Israël espérait leur tirer des informations sur la disparition d’un aviateur, Ron Arad, descendu au-dessus du Liban en 1986.
Mr Dirani a soutenu devant le tribunal qu’il avait été maltraité physiquement par un interrogateur militaire de haut grade, appelé « Major George », et notamment qu’il l’avait sodomisé avec un bâton.
L’affaire a été abandonnée début 2004 à la libération de Mr Dirani dans un échange de prisonnier.
D’après Mme Kerstein, rien ne prouve qu’il y ait d’autres prisons en Israël comme le Camp 1391, mais certains des témoignages recueillis d’anciens détenus laissent penser qu’ils ont été détenus en d’autres lieux secrets.
Ce qui la préoccupe, c’est qu’Israël pourrait être l’un des pays destinataires des vols de « restitutions extraordinaires », où des prisonniers capturés par les Etats-Unis étaient introduits clandestinement dans d’autres pays pour y être torturés.
« Si une démocratie autorise une prison de ce genre, qui dira qu’il n’y en a pas d’autres ? » demande-t-elle.
Le Comité a examiné d’autres soupçons de torture impliquant Israël. Il s’est dit particulièrement soucieux de l’absence d’enquête par Israël sur plus de 600 plaintes déposées par des détenus contre le Shin Bet depuis la dernière session de la commission, en 2001.
Il a également mis en avant les pressions exercées sur des habitants de Gaza qui avaient besoin de traitement médical pour les amener à devenir des informateurs.
Ishai Menuchin, directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël, a déclaré que son groupe avait envoyé plusieurs rapports au Comité montrant que la torture était systématiquement pratiquée contre les prisonniers.
« Après la décision de la Cour en 1999, les interrogateurs ont appris à devenir plus créatifs dans leurs techniques. » a-t-il dit.
Et d’ajouter que, depuis la redéfinition par Israël de la bande de Gaza en « entité ennemie », certains des Palestiniens enlevés étaient détenus en tant que « combattants illégaux » et non « détenus sécurité ».
« Dans ces conditions, ils peuvent être qualifiés pour l’incarcération dans les prisons secrètes tel que le Camp 1931. »
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